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Chronique n° 1 : Les Cèdres le 2 juillet 2015

Mon nom est Clovis.

Je suis un coq âgé de quatre mois.

Pas un simple poulet, mais un coq de luxe, de race Brahma Perdrix.

Outre ma taille, qui n’est pas banale, puisque je pèse déjà 4 kilos et que j’en ferai bientôt 7, mon ramage coloré me distingue des poulets destinés à la casserole immédiate.

Je suis moi né avec pédigrée, à la ferme de Beaumont, située à Eu, ce qui pour un poulet ne s’invente pas.

Je règne sur une belle propriété de 3 hectares clos de mur parfaitement entretenue par ses propriétaires, deux vieux frères déplumés à lunettes, l’un haut sur patte et l’autre de taille plus standard, située en Normandie. Certes mon arrivée dans ce qui est désormais mon royaume fut sans gloire ni trompette puisque je fus livré par Chronopost, dans une grosses boites d’allumettes à trous, balloté dans une camionnette Kangoo de la Poste jaune poussin, ce qui là aussi ne s’invente pas.

Je n’y étais pas seul, mais tassé avec 4 gallines de ma race que je ne connaissais pas, elles aussi nées à Eu et encore plus inquiètes que moi. Nous n’avons en fait pas du tout aimé ce voyage, mais nous avons survécu, alors que nous eussions pus très mal tomber.

Des cousines nous ont en effet affirmé avant notre départ qu’il existerait pour nous autres des lieux très dangereux chez les humains, comme des rôtisseries spécialisées, ou encore des chaines de « fast food » à l’enseigne « chicken » quelque chose. La perspective d’une fin imminente, nous a fait bien du souci !

C’est à notre arrivée que nos deux vieux propriétaires à lunettes nous ont respectivement baptisés, Clovis, Aliénor, Blanche, Clotilde et Margot. Cela m’a bien plu, sachant que je préfère de beaucoup Clovis a Kevin et Blanche à Morgane. Ce n’est pas que je sois snob, mais je connais l’Histoire et je n’ignore pas que le coq est l’emblème national, alors Clovis pour un coq gaulois, qui plus est né d’une famille Gaulliste depuis plusieurs générations, cela me plait bien. Eu est en effet situé non loin de Dieppe et mes ancêtres ont vu un jour passer le Général Libérateur, ce qui explique notre attachement à ce grand personnage aux très grands pieds, selon notre tradition orale familiale.

Mes gallines ne semblent pas attacher la moindre importance à leurs noms, alors que je me fais, moi, un point d’honneur à répondre au mien dès que l’on m’appelle. En fait je me mets à courir vers celui des deux vieux qui s’époumone, histoire de lui montrer que j’ai bien compris que c’est à moi qu’il s’adresse. Courir n’est pas un exercice facile pour nous,

dans la mesure où nous avons des plumes aux pattes qui se terminent au sol en palmes de plumes colorées. Cela nous contraint à courir comme des canards, mais notre taille nous aide à dépasser ce handicap naturel. Outre nos plumes aux pattes nous sommes également vêtus de magnifiques et belles culottes bouffantes en plumes, ce qui au plan esthétique ne manque pas de charme.

En fait, je suis très beau.

Non, en fait, je suis magnifique.

Oui c’est ça, je suis Clovis le Magnifique.

A notre arrivée les deux vieux à lunettes nous ont enfermés, mes gallines et moi dans un ancien chenil en dur transformé en poulailler. Un vrai palace à poules, équipé de tout le confort.

Nous disposons en effet dans la courette d’un distributeur de grain et d’un distributeur d’eau, et dans notre suite, d’un vaste et beau perchoir en bois avec une rampe douce d’accès.

Le sol est recouvert d’une épaisse litière de copeaux de bois, ce qui équivaut pour nous à de la moquette en laine bouclée triple épaisseur sur thibaude de chez Pierre Frey.

Deux épaisses portes nous protègent des intrusions non désirées. L’une ferme la courette, l’autre notre suite. Nous sommes donc en sécurité lorsque la nuit vient puisque ni les fouines, ni les renards ne peuvent venir nous saigner, histoire de poursuivre leur entreprise ancestrale de « trucidage » de poules.

Notre séjour « découverte » fut un peu long, puisque nous restâmes trois semaines enfermés dans notre poulailler. Il parait que c’est normal, les hommes pensant qu’il nous faut tout ce temps pour nous approprier notre domus. En réalité il eut suffi de me l’expliquer, puisque je comprends tout. Je suis en effet un coq précoce, doté d’un QI exceptionnel, mais j’y reviendrai.

Durant ces trois semaines, le vieux à longues jambes, a passé son temps à expliquer aux deux chiens de la maison, un fouet de vénerie à la main, que nous sommes les « poules à Papa » qu’il ne faut « pas toucher »

A notre libération les chiens avaient manifestement compris la leçon, puisqu’ils ne nous ont jamais coursé et encore moins montrer les dents.

Nous vivons donc paisiblement notre liberté partagée avec « Chica », la femelle Chihuahua et avec Minine, la femelle berger Suédois.

Nous sommes très heureux de ce bon voisinage, qui n’était tout de même pas écrit sur la boite. Certes Minine qui a eu des petits, a bien reçu la visite de l’un d’eux, un jeune mâle de quatre mois aussi puissant qu’incontrôlable, qui sans nul doute nous aurait volontiers croquées. Mais les vieux à lunettes ont eu la bonne idée de nous enfermer dans notre poulailler quand « Du Con la Joie » est venu voir sa mère le temps d’un après-midi.

La seule chose qui me manque c’est un abonnement au Monde, mais les vieux à lunettes ne sont pas d’accord. Ils doivent être de droite. Je n’ai cependant pas dit mon dernier mot.

J’ai accès à la télé depuis la fenêtre de l’une des deux maisons, alors je regarde souvent Arté, la 5 et bien sûr 30 millions d’Amis.

Je zappe en revanche les émissions dédiées aux recettes de cuisine, pour des raisons évidentes qu’il ne me semble pas nécessaire d’expliquer ici.

Mes poules s’en amusent, vu que je dévore les restes que les vieux à lunettes nous donnent le soir. Je dois admettre que leur cuisine est délicieuse et reconnaître que j’ai bien dû manger un peu de peau de poulet de temps en temps. Mais je dois dire ici à ma décharge que je ne porte, moi, pas de lunettes et que distinguer les composants de la ragougnasse que l’on nous donne le soir, relève de l’impossible.

Je suis donc devenu un coq anthropophage par gourmandise, que les Dieux très puissants des poulets me pardonnent.

Vous ignorez sans doute que nous autres poulets avons plusieurs religions, fruit de nos diversités géographiques et culturelles. Les poulets de batterie sont par définition athées, vu qu’ils n’ont pas réellement le temps de s’y intéresser, mais les poulets de luxe que nous sommes eux font des études et en fonction de leurs bios tops, deviennent des Brahma hindouistes en Inde, shintoïstes au Japon, Taoïstes en Chine, orthodoxes en Russie, juifs à Jérusalem, catholiques à Lourdes, et musulmans dans le 19 ème arrondissement.

Cela donne lieu à des guerres ancestrales, dont les combats de coq ne sont en fait que la partie émergente du problème. Je m’intéresse beaucoup à ces questions, tout comme à la géopolitique, d’où mon souhait d’abonnement au Monde. J’ai tout de même accès au Point que je lis chaque semaine quand il est déposé dans la poubelle de trie, qui n’a fort heureusement pas de couvercle….

Cette semaine a été calme. Pas de fiesta, et donc pas de restes de cuisine sortant de l’ordinaire, sauf peut-être un délicieux pâté en croute fait maison, avec des coquillettes. Je dois avouer que j’adore les coquillettes, surtout mélangées à du jambon. Il est vrai qu’étant née Gaulliste et catholique je n’ai pas à me soucier du ramadan, ce qui me facilite bien la vie. Ce n’est pas comme Blanche, qui est très respectueuse des préceptes du pape et qui, elle, voudrait du poisson le vendredi.

Je n’ai encore eu de temps d’en discuter avec eux mais j’ai de bonnes raisons de penser que nos deux vieux à lunette, sont moins catholiques que Blanche, vu qu’ils nous ont servi vendredi dernier un délicieux gras d’entrecôte…

Je n’en veux pas à Blanche, dans la mesure où sa mère a été durant des années, première pondeuse à la basse cours du curé d’Eu, lui-même confesseur de la Comtesse de Paris. Alors forcément elle y a pris goût à l’agenda catholique, à la différence d’Aliénor, et de Clotilde qui elles sont de gauche. En fait je crains qu’elles ne soient communistes. Encore une histoire de tradition familiale, leurs ancêtres étant arrivés d’un pays de l’Est avant la chute du mur de Berlin en 1989.

Voilà j’ai des crampes aux pattes, alors je vais m’arrêter là, en vous disant à la semaine prochaine. En attendant occupez-vous biens de vos poules.

Clovis, Roi des poulets.

Chronique n° 2 : Les Cèdres le 9 juillet 2015

Je chante !

En voulant me débarrasser hier matin d’un brin d’herbe coincé dans la gorge, je me suis surpris à émettre soudain une drôle de vocalise, qui a fait immédiatement éclater de rire et mes gallines, ainsi que Mimine, qui rongeait son vieil os pourri à proximité.

En fait je me suis fait peur et j’ai sursauté sur place d’au moins 80 cm !

Voulant vérifier la chose, j’ai recommencé et là ce fut un véritable désastre. Je chante d’une voix de crécelle et qui plus est, je chante faux !

Aliénor, Blanche, Clothilde et Margot ont tellement ri, qu’elles ont fini sur le dos !

Me sentant ridicule, je suis allé me planquer derrière le tas de bois, au fond du parc, loin de mes poules moqueuses en délire, et j’ai bien fait puisque Chica (le Chihuahua du grand déplumé à lunette) est venue me retrouver pour m’expliquer que je ne devais pas m’inquiéter, que c’était normal, que j’avais besoin de muer, qu’il fallait donc simplement que j’attende un peu et que je m’entraîne avant de devenir le Pavarotti du département.

Sympa la Chica, elle m’a bien remonté le moral et je dois avouer qu’elle avait raison.

Sans qu’il soit totalement au point, mon chant du matin s’améliore chaque jour. Le son manque encore de clarté et de transparence, le volume est timide, la voix éraillée, mais je sens que ça vient.

Je crois bien que d’ici un mois ou deux je serai au point et que je pourrai alors gonfler le torse et monter sur mes ergots devant mes poules ébahies.

En fait je viens de réaliser que ne suis pas encore adulte et que je dois seulement attendre que tout finisse de pousser chez moi pour passer de l’état d’énorme coquelet à celui de Coq.

Mes gallines aussi d’ailleurs sont des ados, ce qui explique qu’elles passent leurs temps à pouffer de rire, en se cachant derrière leurs plumes. Elles m’énervent !

Je me suis bien marré hier soir en regardant Nicolas à la télé.

Déchainé qu’il était le petit bonhomme dans le poste !

Il avait des solutions pour tout. C’était le Roi Yaka. J’ai cru que sous l’influence de Carlitta, qui est comme chacun le sait dans le showbiz, il voulait devenir comique.

Même qu’il s’est mis à parler de Jamel Debouze. vous savez le manchot de gauche, sempiternel donneur de leçons, spécialisé dans le pathos, qui roule en Ferrari et qui a le cul dans le caviar.

Lui ne me fait pas rire du tout, mais Nicolas il a de l’avenir dans le registre !

En tous cas moi j’ai bien aimé.

Il a de bonnes chances pour que son spectacle soit bientôt en « prime time » sur toutes les chaines, y compris celles du parti socialiste, je veux dire bien sûr la 2 et la 3, car lui seul peut faire gagner les « forces du peuple de gauche, actuellement aux responsabilités « 

Vous avez noté sans doute, que depuis qu’on a le « Changement » voulu par la majorité des électeurs (à ne pas confondre avec la majorité des français, vu le pourcentage de non votant), notre François Bidulet et ses petits camarades ne sont pas au pouvoir, ni même aux affaires, ils sont en « Responsabilité », comme les caissières du Mammouth du coin, sont des « hôtesses de clientèle » !

Sapin, aussi je l’aime. On dirait un nain de jardin, avec son cheveu sur la langue et son air de curé défroqué. Il ne parle pas, il pleure.

Il est vrai que cette semaine il pleure pour de vrai, et en cœur avec ses camarades, notre regretté Charles Pasqua.

Cette bonne vielle fripouille aussi truculente et drôle que Georges Marchais, mais lui, deux fois condamné en correctionnelle à des peines de prison.

Un bien honnête homme politique puisque certes deux fois condamné, mais seulement avec sursis.

Or en politique, prison ferme et prison avec sursis ce n’est pas du tout pareil. Sursis vaut amnistie, ou mistigri, ou catimini, ou pipi de chat.

C’est une sorte de décoration, un honneur décerné par la Chancellerie, la preuve que l’on a bien servi la collectivité.

Donc voilà que notre Petit Charles, éternel amoureux du Grand, est parti le rejoindre.

A mon avis il risque fort de prendre une double ronflée, celle du Grand Charles et celle de Tante Yvonne, aucun des deux n’ayant jamais rigolé avec les principes et la bienséance !

Quelle époque formidable !

Les comiques parlent politique, les politiques font le comique, les ministres sont des repris de justice, et Strauss Kan monte dans les sondages !

Le sauteur de bonnes d’hôtel, le Priape du FMI, le joyeux partouzeur, à l’Elysée !

Il est vrai qu’il n’est pas sot le bonhomme, mais tout de même, sans être coq de bénitier, je trouve qu’il pousse tout de même les dames un peu fort et je m’inquiète qu’il puisse devenir le président de toutes les françaises !

Vous imaginez le truc ?

DSK courant à poil dans les couloirs du « Château » derrière la moindre secrétaire ou stagiaire qui viendrait à s’y risquer ou mettant à genoux la ministre de la justice qui a la couleur de peau qu’il aime !

Bill Clinton passerait alors à coup sûr pour un saint « past president »

Non j’ai du mal, et je le répète, je n’ai rien d’un moine coq, je n’ai fait aucun vœu de chasteté et je compte bien sous peu montrer à mes poules qui de la basse-cour est le grand beau et unique mâle à plume !

J’aime la France et je revendique ma nationalité, je suis un coq français de souche, un pur jus, gaulois de pères en fils depuis des lustres. Toute ma famille a donné son sang à la France, pour avec des frites, finir au four, poulets rôtis du dimanche.

Mon arbre généalogique est impeccable.

Pas d’immigrés chez, nous, que du breton !

Quoi que…

Il y a bien eu tout de même une grand tante poule d’origine incertaine, et puis aussi ma grand-mère qui elle venait de Belgique. Mais bon, du côté francophone, alors c’est tout comme si elle avait été française.

Du côté aussi de mon père, il y a bien eu un aïeul prussien, mais il n’a pas fait la guerre.

Il y a eu aussi une poule russe, mais elle n’était pas juive.

Enfin de toutes les façons je suis né à Eu, alors j’ai le droit du sol et du poulailler pour moi.

Coq français je suis, poussins français j’aurai et coq au vin je finirai, ce qui est en soi une preuve suffisante, surtout quand on met de l’ail dedans.

Voilà qui me donne faim, et puis j’ai des crampes aux pattes, alors je vous dis à la semaine prochaine, pour une autre chronique.

Clovis, Roi des poulets.

 

Chronique n° 3 : Les Cèdres le 18 juillet 2015

Je viens d’apprendre en lisant un vieux Figaro oublié dans la bûcherie, que François Hollande n’aime pas les « sans dents »

Je suis resté sans voix.

Voir mes sujets et moi-même être ainsi directement fustigés par le Président de tous les français est totalement inacceptable.

En ma qualité de roi des poulets et ;

Au nom des 18 millions de gallines qui abandonnent chaque jour leurs œufs pour que les enfants puissent manger de la mousse au chocolat,

Au nom des 6 millions de coqs qui s’égosillent chaque matin pour réveiller la population.

Au nom de tous mes ancêtres qui ont été plumés et vidés à des fins mercantiles, dont ma grand-mère qui fut une célèbre cocotte aux Folies Bergères,

Je tiens à faire savoir au Président que nous sommes ébouriffés de fureur et que nous protestons de toutes nos plumes contre son inadmissible mise au ban.

Après discussion avec mes gallines et après consultation des horaires de la SNCF, nous avons décidé de monter à Paris mercredi prochain, pour aller faire un couving devant l’Elysée.

Mercredi est une date idéale dans la mesure où toutes les chaines de télé seront devant l’Elysée pour rendre compte de la réunion du Conseil des Ministres.

Notre objectif sera donc de passer au Journal de 20H.

Chica qui connait bien Paris pour y avoir habité plusieurs années avec son vieux à lunettes, et qui a de plus très souvent pris le train, nous accompagnera, Mimine devant, elle, assurer notre sécurité. Nous ne voudrions en effet pas être enlevés dans le train à des fins alimentaires par des pauvres voyageant sans billets et possiblement comme nous, sans dents.

Tout est au point.

J’ai prévenu mon Cousin Marcel, qui est la mascotte du Racing Metro.

Il viendra nous chercher à la Gare Montparnasse, accompagné des apprentis mascotte du Sud-Ouest dont il assure la formation et qui paraît-il sont des balaises qui n’ont peur de rien.

Nous avons également prévenu la FNSEA et le Président vient de nous assurer de sa totale solidarité, tout en soulignant néanmoins que les manifestations de poulets sont le plus souvent interdites par la Préfecture de Police.

Nous braverons cet interdit et nous ferons face à l’adversité.

Voilà, cette fois, je n’ai pas de crampes aux pattes, mais j’ai du boulot.

Je dois en effet préparer mes interviews et faire mes bagages.

Alors je vous dis à la semaine prochaine, pour une autre chronique.

Clovis, Roi des poulets.

Chronique n° 4 : Les Cèdres le 28 juillet 2015

Au feu !

Nous avons appris à la télé qu’il y avait de gigantesques incendies dans les Landes.

Mauvais temps pour nos cousines de la région qui doivent avoir chaud aux plumes.

Heureusement François Hollande a pris le contrôle des opérations, alors les amateurs de bons vins respirent à nouveau.

Sans désemparer, François, est allé à nos frais, en compagnie de journalistes en nombres, soutenir nos vaillants pompiers.

Mais rassurez-vous, il n’est pas allé dans les Landes…

Il est allé dans le Var, là où tout est calme en ce moment. Ils ont même pu partager des grillades faites par prudence sur des planchas, à fin d’éviter tout risque de départ de feu.

Pas fou notre Président !

Il n’allait tout de même pas risquer de brûler son beau K Way tout neuf !

Vous savez l’imperméable qui s’attache à la ceinture.

Lui c’est sur le sommet des fesses qu’il le porte

Depuis sa remontée des Champs Elysées sous la flotte, suivie de la commémoration du D Day, il ne veut plus risquer d’abimer le beau costume qu’il s’est offert depuis que l’autre (celui des Champs Elysées) a rétréci taille 1ere communion !

Certes cela augmente son gros pétard, mais au moins il est à l’abri des intempéries à défaut de l’être de la chute dans les sondages.

En tous cas, nous avons bien rigolé mes gallines et moi devant une initiative aussi humaine, ce terme signifiant pour nous, aussi bête.

La prochaine fois qu’il y aura une tempête en Bretagne, il ira dans les Vosges, vérifier le bon état de la ligne Maginot !

Il est génial notre Président, que nous avons ce soir décidé à l’unanimité de surnommer Bidulet.

C’est gentil Bidulet, et puis cela lui va bien.

Moi j’aimais bien Flambi, mais mes Gallines n’étaient pas d’accord.

Bien entendu le déplacement de notre Bidulet a contrarié notre opération couving devant l’Elysée, un pigeon voyageur de permanence au Ministère de l’Intérieur étant venu nous prévenir du petit voyage d’agrément de François, alors que nous nous apprêtions à partir à la Gare.

Chica pense qu’il est désormais trop tard pour cette opération dans la mesure où la Presse ne couvera plus, pardon, je voulais dire, ne couvrira plus notre couving de protestation, celui-ci n’étant plus d’actualité.

Il est vrai qu’elle possède un réel savoir en matière de communication, dans la mesure où sa maîtresse a été journaliste à l’Express.

Mimine est d’accord et souligne que si nous disparaissons, Chica, Mimine, les Gallines et moi pour aller à Paris, nos deux vieux à lunettes risquent de faire un infarctus !

L’argument me semble d’autant plus pertinent, que la dernière gamelle était sublime, avec des restes de tarte aux pommes.

Mais j’ai des crampes aux pattes, alors je vous laisse, en vous disant à la semaine prochaine.

Clovis, Roi des Poulets